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AA 72 : Reprise du travail, poursuite de l'allaitement

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Cet article a paru dans Allaiter Aujourd'hui n° 72, LLL France, 2007

Reprise du travail, poursuite de l'allaitement


On le sait, la principale raison donnée pour un arrêt précoce programmé de l'allaitement reste la reprise du travail. Dans un sondage fait par l'Institut des mamans en 2002 (1), plus de 23 % des mères disaient avoir arrêté l'allaitement pour cette raison.

De nombreuses études confirment ce fait. L'une d'elles (2) montre que la raison principale pour un arrêt de l'allaitement est la reprise du travail dans les douze semaines suivant l'accouchement, et que chaque semaine supplémentaire de congé augmente la durée de l'allaitement de presque une demi-semaine.

Face à cela, deux solutions : allonger le congé de maternité, ou arriver à concilier travail et allaitement.



Un congé plus long

Tout ce qui peut être fait pour allonger d'une manière ou d'une autre le congé de maternité aura des conséquences positives sur la durée de l'allaitement : ajout de vacances, prise du congé pour « suites de couches pathologiques » (3), congé parental (4), congé sans solde…

Mais la vraie mesure serait bien évidemment d'allonger le congé de maternité pour toutes.

Pourquoi la France ne peut-elle faire aussi bien que les pays scandinaves, avec leur congé de maternité de pratiquement un an et leurs taux d'allaitement frôlant les 100 % à la naissance (et encore 42 % à 9 mois en Norvège) ?

Pourquoi ne suit-elle pas l'exemple de la Grande-Bretagne, où le congé de maternité rémunéré devait passer de 6 à 9 mois en avril dernier et à 12 avant la fin de la législature ?

D'autant qu'on sait l'effet bénéfique d'un congé de maternité plus long sur la santé des enfants. Une étude comparative internationale portant sur dix-huit pays industrialisés de l'OCDE entre 1969 et 2000 (5) a conclu que chaque tranche de dix semaines de congé de maternité supplémentaire fait baisser le taux de mortalité infantile de 2,6 % et le taux de mortalité post-natale (entre 28 et 365 jours de vie) de 4,1 % ! Comme explication possible de ces résultats, l'article cite entre autres l'allongement de la période d'allaitement qui en découle.



Concilier reprise du travail et poursuite de l'allaitement

Si, il y a encore quelques années, la quasi-totalité des femmes se pliaient à des « plans de sevrage » (supprimer une tétée après l'autre, de telle façon que le bébé soit entièrement au biberon à la reprise du travail) suggérés (avec plus ou moins d'insistance) par l'entourage, les professionnels de santé ou la structure de garde qui devait accueillir l'enfant, elles sont maintenant de plus en plus nombreuses à savoir qu'il est possible de continuer à allaiter après la reprise du travail. Et de plus en plus nombreuses à passer à l'acte.



Le pourquoi...

Tout ce qu'on sait maintenant sur la protection apportée par l'allaitement est d'autant plus vrai pour un enfant qui va être gardé, en général à l'extérieur de chez lui, et va donc se trouver en contact avec beaucoup de germes nouveaux.

Une étude faite sur des enfants dont la mère travaillait (6) a par exemple montré que le risque de présenter une diarrhée était 7,8 fois plus élevé chez ceux qui ne recevaient plus de lait maternel, tandis que le risque de présenter une pathologie respiratoire aiguë était 1,9 fois plus élevé.

Et si l'enfant est moins malade parce qu'il est toujours allaité, c'est bon pour lui, c'est bon pour ses parents, c'est bon pour la société (et le trou de la Sécu !) et c'est bon… pour l'employeur, puisque la mère aura moins besoin de s'absenter pour garder son enfant malade. Dans l'étude précitée, l'absentéisme maternel en raison d'une maladie de l'enfant était 2,7 fois plus élevé lorsque l'enfant n'était plus allaité que lorsqu'il l'était toujours.

Une autre étude (7) s'est penchée sur la relation entre le mode d'alimentation de l'enfant et le nombre d'heures pendant lesquelles celui-ci a été exclu de son système de garde pour cause de maladie, pendant les cinq premières semaines d'utilisation de ce système de garde. Elle a constaté que le taux d'exclusion (donc de maladie) de l'enfant était significativement corrélé à son mode d'alimentation, son augmentation étant parallèle à celle du pourcentage de lait industriel. De même, on pouvait trouver une relation entre absentéisme maternel et mode d'alimentation de l'enfant avant le début de l'étude, les meilleurs résultats étant retrouvés chez les enfants qui étaient exclusivement allaités avant la reprise du travail par leur mère (8).

Lorsque la Compagnie Générale de l'Eau et de l'Electricité de Los Angeles a mis en place un programme d'aide à l'allaitement pour ses employées, elle a constaté une baisse de 27 % de l'absentéisme maternel et une diminution de 35 % des dépenses de santé pour les enfants. De son côté, la société Aetna Inc (Hartford, USA) estime que chaque mère qui continue à allaiter grâce à son programme d'aide à l'allaitement fait économiser environ 1500 $ par an à l'entreprise.

Et n'oublions pas que la poursuite de l'allaitement au-delà des premiers mois a également des effets bénéfiques sur la santé à long terme de l'enfant et de sa mère.

Un exemple parmi beaucoup d'autres ? Une étude récente (9) a montré un lien entre un allaitement prolongé et une moindre incidence de l'allergie. Elle a été faite sur 861 enfants âgés de 6 à 14 ans, venus de deux quartiers pauvres de la ville du Cap (Afrique du Sud). Les allergies en général (le rhume des foins en particulier) étaient significativement moins fréquentes chez les enfants qui avaient été allaités plus de six mois. L'effet était dose-dépendant chez les enfants sans prédisposition allergique : par rapport à un allaitement inférieur à six mois, le risque d'allergie était diminué de 29 % pour un allaitement entre six et douze mois, et de 64 % pour un allaitement supérieur à douze mois.

Pour ce qui est de la santé de la mère, on peut citer une étude également récente (10) selon laquelle l'allaitement diminue le risque pour la mère de développer un diabète de type II. Les femmes qui avaient allaité au moins un an avaient environ 15 % de moins de risques que celles qui n'avaient pas allaité du tout, et chaque tranche de douze mois d'allaitement supplémentaire diminuait encore le risque de 15 %.

Pour ce qui est enfin des bénéfices psychologiques, en plus de ceux liés à l'allaitement prolongé, sa poursuite en cas de reprise du travail en comporte de spécifiques. Et c'est sur eux qu'insistent surtout les femmes qui ont vécu cette expérience. Toutes celles qui témoignent trouvent à peu près les mêmes mots pour les décrire : séparation adoucie pour l'enfant et pour la mère, moindre jalousie entre la mère et la gardienne, joie de la « tétée de retrouvailles », assurance donnée par ce lien sauvegardé.



... et le comment

Le vrai secret de la réussite, c'est tout simplement… de savoir que c'est possible ! Qu'il ne s'agit pas là d'un exploit réservé à quelques hurluberlues ou masochistes, mais d'une possibilité réellement ouverte à toutes les femmes qui le souhaitent. Il est bien sûr préférable d'être soutenue par son entourage - en premier lieu le père de l'enfant -, par son médecin, par la/les personnes qui gardent l'enfant (11), par son employeur (12), par ses collègues de travail, et important de connaître d'autres femmes ayant vécu ou vivant la même expérience (réunions de groupes de mères, forums et listes de discussion Internet (13), etc.).

Deux petits « secrets » permettent aussi de mettre toutes les chances de son côté. Ils sont très simples, mais peuvent paraître déroutants, car ils vont à l'encontre de beaucoup d'idées reçues.

Le premier est qu'on peut continuer à allaiter complètement jusqu'à la reprise effective du travail, sans s'inquiéter si le bébé refuse le biberon (ce qui arrive souvent), voire la tasse ou la cuiller : il l'acceptera de la main de la personne qui le gardera, car il en comprendra alors la nécessité et l'utilité. Tandis que lorsque c'est la mère (ou une autre personne en présence de la mère, voire parfois en son absence mais avant la reprise), il ne comprend pas pourquoi on lui propose du « deuxième choix » alors que le « premier choix » est là tout près, à portée de bouche.

On s'évitera ainsi bien des angoisses et des conflits pouvant tourner à l'épreuve de force. On minimisera aussi le risque de confusion sein/tétine (toujours présent, même s'il est fortement diminué, quel que soit l'âge de l'enfant) et on aura davantage de garanties que la lactation, mieux installée car plus ancienne, ne se tarisse pas.

Bien sûr, accueillir un enfant qui n'a jamais connu le biberon inquiète souvent personnels de crèche et assistantes maternelles. Pourtant, quand on les interroge, elles reconnaissent volontiers que pour les bébés nourris depuis la naissance au biberon, il y a aussi besoin d'une période d'adaptation et qu'il arrive que certains refusent au départ le biberon donné par une nouvelle personne dans un lieu nouveau. Rien de très différent avec un bébé allaité...



La deuxième chose est, après la reprise, de continuer à allaiter à la demande dès qu'on a l'enfant avec soi (matin, soir, nuit, jours de congé, vacances). Non, cela ne « perturbera » pas l'enfant de ne pas avoir le même rythme à la crèche ou chez la nourrice, et à la maison. Au contraire, cela l'aidera à se structurer en lui permettant de faire la différence entre « quand je suis avec maman et que je peux téter » et « quand maman n'est pas là et que je ne peux pas téter ».

De plus, cela permettra de garder un nombre de tétées non négligeable, et ainsi d'entretenir la lactation, même avec des horaires irréguliers.

Ces deux « secrets » expliquent pourquoi tant de femmes qui souhaitaient continuer à allaiter en travaillant disent que « ça n'a pas marché », « ça s'est arrêté au bout de trois semaines ». En effet, quand on parle d'allaitement et travail dans les magazines, on lit en général qu'il faut « habituer » l'enfant aux biberons dès avant la reprise, et qu'après, on pourra donner la tétée « matin et soir ».

Je ne dis pas que ce système ne peut pas marcher. Mais trop souvent, on se retrouve avec une lactation en forte baisse, un bébé frustré, souffrant éventuellement d'une confusion sein/tétine, qui finit par se détourner du sein, à la grande déception de sa mère.



Tirer son lait

Il est tout à fait possible de concilier travail et allaitement sans jamais tirer son lait. Néanmoins, certaines mères préfèrent que leur enfant ne reçoive que du lait maternel pendant les premiers cinq à six mois, comme le préconise l'Organisation mondiale de la santé. Et continue à en recevoir, couplé à des solides, même après ces premiers mois.

En plus des avantages pour la santé de l'enfant à court et à long terme, tirer son lait a d'autres bénéfices : en stimulant les seins, cela aide à maintenir la lactation ; cela prévient d'éventuels engorgements, canaux lactifères bouchés, et minimise les « fuites ».

Les femmes qui choisissent de tirer leur lait allaitent généralement plus longtemps que les autres. Ainsi, parmi les employées d'une agence gouvernementale américaine qui pouvaient tirer leur lait au travail, 99 % allaitaient à la naissance, et plus de 68 % allaitaient encore à 1 an (14).

Nous ne développerons pas dans ce numéro comment tirer, conserver et faire donner son lait, car nous l'avons déjà abordé longuement dans d'autres numéros (15) .





Les craintes les plus fréquentes

La première concerne la « perte » du lait. Il est bien évident que si le bébé tète moins, la mère aura moins de lait. D'où l'intérêt de garder le plus grand nombre de tétées possible quand on est avec le bébé. D'où également l'intérêt de tirer son lait. Mais de toute façon, le lait ne va pas se « perdre » comme un oued dans le désert : tant que le bébé tètera, il y aura du lait, même si c'est en moindre quantité.

La seconde crainte, c'est la fatigue. Et souvent l'entourage va appuyer lourdement en mettant systématiquement cette fatigue sur le compte de l'allaitement. Il est vrai qu'il est fatigant d'avoir un travail à l'extérieur et un petit bébé. Mais continuer à l'allaiter ne va pas accroître cette fatigue, bien au contraire. Comme le disait une mère : « Ce n'est certes pas toujours facile, mais l'allaitement nous amène à jeter un autre regard sur les obligations que l'on a, ou que l'on croit avoir, et à reconnaître les priorités. C'est vrai, il faut s'organiser pour s'épargner au maximum les autres tâches, mais c'est une telle joie d'allaiter un bébé que cela efface tout le reste et donne des ailes. »

Et puis cela évite d'avoir à préparer quelque chose de spécial pour le bébé en rentrant à la maison !

Dernière crainte : les engorgements et les écoulements « intempestifs. » Cela peut effectivement se produire les premiers jours, et la mère devra veiller à soulager une tension éventuelle des seins, en exprimant peut-être un peu de lait, même si elle n'a pas choisi de tirer son lait. Mais très vite – et de façon quasi miraculeuse pour qui ne l'a pas vécu –, les seins vont s'adapter à ce nouveau rythme.

Un dernier petit « truc » pour les « fuites » : il suffit en général d'appuyer fortement sur les seins (par exemple en croisant les bras) dès que ça commence à « picoter », pour empêcher le lait de couler, et ce en toute discrétion.





En conclusion

Il est évident que plus les circonstances sont favorables, plus il sera facile de concilier travail et allaitement :

– bébé plus âgé (un mois de plus ou de moins peut faire une grande différence : dans l'étude de K. Auerbach (16), les mères qui reprenaient le travail quand leur bébé avait au moins 16 semaines allaitaient plus longtemps que les autres) ;
– horaires réduits et/ou flexibles (s'il n'est pas possible d'arrêter complètement de travailler, il est peut-être envisageable de prendre temporairement un temps partiel : dans l'étude d'Auerbach, le nombre d'heures de travail par semaine était le deuxième facteur important) ;
– temps de transport plus court ;
– possibilité de tirer son lait ;
– bébé gardé près du lieu de travail, voire sur le lieu de travail ;
– et pourquoi pas, bébé emmené au travail !

Mais même dans des circonstances beaucoup moins favorables, il est possible de poursuivre l'allaitement. Et d'en tirer une grande joie, une grande fierté et une grande confiance dans ses capacités de mère. Il faut le dire et le redire : personne n'a jamais regretté d'avoir tenté l'aventure (17), toutes le referaient si c'était à refaire !



Ce que dit la loi



L'article de Martine Herzog Evans « Allaiter ? Vous avez le droit ! », paru dans AA n° 67 (sur le site à l'adresse : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-67-Allaiter-vous-avez-le-droit.html) est très complet sur le sujet des pauses d'allaitement (notamment sur le problème que rencontrent les fonctionnaires et sur la façon de le résoudre). On peut aussi consulter son ouvrage Allaitement maternel et droit (L'Harmattan).

Il faut savoir que le Code du travail a été très récemment « toiletté » et qu'il avait été question de supprimer les articles sur les chambres d'allaitement, jugés complètement obsolètes.

A un moment où l'on chante volontiers les vertus des crèches d'entreprises, il a finalement été jugé que ce n'était peut-être pas si obsolète que cela, et seul le terme employé a été modifié : on parle désormais de « locaux dédiés à l'allaitement ».

Voici donc comment se présentent désormais les « dispositions particulières à l'allaitement » dans le Code du travail (ordonnance n° 2007-329 du 12 mars 2007), qui remplacent les anciens articles L 224-1 à L 224-5 :

Art. L 1225-30.
Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d'une heure par jour durant les heures de travail.

Art. L 1225-31.
La salariée peut allaiter son enfant dans l'établissement.

Art. L 1225-32.
Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d'installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l'allaitement.

Art. L 1225-33.
Un décret en Conseil d'Etat détermine, suivant l'importance et la nature des établissements, les conditions d'application de la présente sous-section.

Claude Didierjean-Jouveau

1. http://www.institutdesmamans.com/Online/allaitement.php
2. Roe B, Is there competition between breast-feeding and maternal employment ?, Demography 1999 ;36(2) : 157-71.
3. Attention : il ne s'agit pas, contrairement à ce que croient beaucoup, d'un « congé d'allaitement » (qui n'existe que dans certaines conventions collectives), mais d'un congé maladie qui suit les règles de tout congé maladie.
4. Jusqu'en 2004, si le congé pouvait être pris dès le premier enfant, il n'était rémunéré (sous la forme de l'APE, allocation parentale d'éducation) qu'à partir du second. Depuis janvier 2004, on peut toucher le complément « retrait d'activité » de la PAGE (prestation d'accueil du jeune enfant) dès le premier enfant, pour une période maximale de six mois.
5. Tanaka S, Parental leave and child health across OECD countries, Economic journal 2005 ; 115(501) : F7-F28.
6. Valdés V et al, Infant illness, breast milk feeding and type of care among infants of working mothers, ABM News and Views 1999 ; 5(3) : 24.
7. Jones EG, Matheny RJ, Relationship between infant feeding and exclusion rate from child care because of illness, J Am Diet Assoc 1993 ; 93(7) : 809-11.
8. Ajoutons que quinze mères pouvaient aller voir leur enfant sur son lieu de garde pendant la journée. L'examen des données recueillies a montré que ces enfants avaient un taux d'exclusion pour maladie plus bas que ceux que leur mère ne pouvait aller voir.
9. Obihara CC et al, The association of prolonged breastfeeding and allergic disease in poor urban children, European Respiratory Journal 2005 ; 25 : 970-977.
10. Alison M Stuebe et al, Duration of lactation and incidence of type 2 diabetes, JAMA 2005 ; 294 : 2601-2610.
11. De plus en plus de crèches accueillent favorablement les enfants allaités, que ce soit en acceptant que la mère vienne allaiter à la crèche ou/et en donnant à l'enfant le lait tiré par elle. C'est le cas par exemple des crèches départementales de Seine-Saint-Denis et des crèches de la Ville de Paris.
12. Aux Etats-Unis, certaines entreprises ont mis en place des programmes de soutien à l'allaitement (aménagement d'horaires et de lieux permettant de tirer son lait au travail). Une étude (Ortiz J et al, Duration of breast milk expression among working mothers enrolled in an employer-sponsored lactation program, Pediatr Nurs 2004 ; 30(2) : 111-9) s'est intéressée à 462 femmes bénéficiant de tels programmes. 97,5 % d'entre elles allaitaient à la naissance, 57,8 % à 6 mois. De celles qui étaient retournées au travail, 79 % ont entrepris de tirer leur lait au travail, et presque toutes (98 %) y sont parvenues, alors qu'à 84 %, elles travaillaient à plein temps. En moyenne, elles ont arrêté de tirer leur lait quand leur enfant avait 9 mois, mais certaines l'ont fait plus de deux ans.
Une société de conseil vient d'être créée en France par deux consultantes en lactation IBCLC pour aider les entreprises à mettre en place des mesures destinées à favoriser l'allaitement (salle de lactation, pauses pour tirer le lait, documentations et communications à l'usage des salariés et de l'encadrement, actions d'information, formations, consultations spécialisées) : Lactissima, 227 avenue Daumesnil, 75012 Paris, 06 13 28 71 38, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , http://lactissima.com
13. En premier lieu Lactaliste (http://www.lllfrance.org/Nous-contacter/La-Lactaliste.html). L'avantage d'Internet, c'est qu'on peut participer à une discussion tard le soir (voire depuis son bureau…), alors qu'il peut être difficile de se libérer pour une réunion (signalons néanmoins que certains groupes LLL organisent des réunions le samedi).
14. Whaley SE et al, Predictors of breastfeeding duration for employees of the Special Supplemental Nutrition Program for Women, Infants, and Children (WIC), J Am Diet Assoc 2002 ; 102(9) : 1290-3.
15. Voir AA n° 53, p. 14-15, et sur le site LLL : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-53-Tirer-son-lait.html?q=tirer+son+lait. Voir aussi « Le point sur les tire-lait » dans AA n° 63 et sur le site à l'adresse : http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-63-Les-tire-lait.html?q=point+tire-lait
16. Auerbach KG, Maternal employment and breastfeeding. A study of 567 women's experiences, Am J Dis Child 1984 : 138(10) ; 958-60.
17. Dans l'étude d'Auerbach, 82 % des mères interrogées ont dit qu'elles le referaient, les 18 % restants disant qu'elles préfèreraient trouver une autre solution par rapport au travail (par exemple, ne reprendre que quand l'enfant serait plus grand).

Une enquête française

 
Peut être reproduit, imprimé ou diffusé à condition de mentionner la provenance de cet article.
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Mise à jour le Vendredi, 04 Novembre 2011 16:55