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L’article suivant donne la description de quelques
traitements pouvant être utilisés chez les femmes
allaitantes en présence de certains problèmes.
Les feuilles de choux en cas d'engorgement
Les engorgements
sévères du 3ème ou
4ème jour post-partum peuvent généralement être
prévenus en veillant à ce que le bébé prenne
correctement le sein et tète efficacement dès
le début (voir les feuillets n° 1a L’allaitement
: un bon départ, n° 1b L’importance
du contact peau-à-peau et le Protocole
pour augmenter l’ingestion
de lait maternel par le bébé. Voir aussi ici
pour des vidéos qui aideront à utiliser le
protocole). Si néanmoins vous souffrez d'un engorgement,
sachez qu'il diminuera en un ou deux jours même sans
traitement. Continuez à allaiter votre bébé en
vous assurant qu'il est correctement positionné et
qu'il tète efficacement. Toutefois, si l'engorgement
provoque un inconfort important ou empêche le bébé de
prendre le sein, les feuilles de choux semblent apporter
un soulagement plus rapide que les applications de glace
ou tout autre traitement. Si
le bébé est incapable
de prendre le sein, commencez à appliquer les feuilles
de choux, puis exprimez votre lait et donnez ce lait à votre
bébé à la cuillère, à la
tasse, au doigt ou au compte-gouttes et obtenez de l'aide
rapidement.
1. Utilisez du choux vert.
2. Aplatissez les feuilles
de choux à l'aide d'un
rouleau à pâtisserie, si elles n'épousent
pas la forme de votre sein.
3. Enveloppez le sein des feuilles de choux et laissez agir : une vingtaine de minutes deux fois par jour suffisent.
Habituellement, le traitement est à faire deux à trois
fois, voire moins. Certains recommandent de se servir des
feuilles de chou après chaque tétée
et de les laisser en place jusqu’à ce qu’elles
ramollissent. Certains craignent qu’un usage si fréquent
et prolongé pourrait réduire la production
lactée.
4. Arrêtez dès que l'engorgement commence à se
résorber et que l'inconfort est soulagé.
5. Vous pouvez utiliser de
l'acétaminophène (Tylenol® ou autres)
avec ou sans codéine,
de l’ibuprofène,
ou un autre analgésique.
Comme avec la plupart des médicaments, il n'est pas
nécessaire d'arrêter l'allaitement en cas de
prise d'analgésique.
6. Les enveloppements de glace
peuvent aussi être utiles.
7. Si vous êtes de ces femmes qui ont des bosses
sous l'aisselle 3-4 jours après la naissance, vous pouvez
tout aussi bien appliquer des feuilles de choux à cet
endroit.
Herbes pour augmenter la production
lactée
Il est
tout à fait possible que certaines plantes
médicinales augmentent la sécrétion
de lait. Plusieurs médicaments augmentent indiscutablement
la lactation, il est donc raisonnable de supposer que certaines
plantes puissent contenir des agents pharmacologiques semblables. À peu
près toutes les cultures détiennent une recette
de plantes, d'infusion ou de décoction favorisant
la lactation. Certaines agissent peut-être en placebo,
ce qui est très bien, d’autres peuvent n’avoir
aucun effet, d'autres encore peuvent contenir un ou plusieurs
ingrédients actifs. D'autres encore peuvent contenir
des substances qui n’augmenteront pas la production
lactée mais auront d'autres effets, pas nécessairement
désirables. Souvenez-vous
que même les plantes
peuvent avoir des effets secondaires, parfois sérieux.
Les remèdes d'origine naturelle restent des remèdes
et il n'existe aucun produit qui soit inoffensif à 100%.
Heureusement, comme avec la plupart des produits pharmaceutiques,
le bébé ne recevra qu'un faible pourcentage
de la dose maternelle. Ainsi, il est très improbable
pour l'enfant de subir le moindre effet secondaire avec des
plantes. Deux plantes médicinales semblent favoriser
la lactation. Ce sont le fenugrec et le chardon béni,
selon la posologie suivante:
Fenugrec : 3 capsules 3 fois par jour.
Chardon béni : 3 capsules 3 fois par jour ou 20 gouttes
de teinture-mère 3 fois par jour.
Le contenant de la teinture-mère de chardon béni
indique qu’elle est déconseillée aux
mères allaitantes, présumément à cause
de la quantité minime d’alcool que la mère
absorberait. Certaines préparations de ces deux herbes
sont étiquetées « usage déconseillé aux
mères allaitantes ». Ne vous en préoccupez
pas : ces herbes sont sécuritaires parce qu’il
y a si peu de transfert dans le lait maternel. Les infusions
semblent aussi être efficaces, mais à condition
d'en consommer suffisamment, c'est à dire jour et
nuit, étant donné que la quantité d’herbes
est beaucoup moindre.
• Le fenugrec et le chardon béni semblent fonctionner
mieux si on prend les deux, et non l’une ou l’autre
• Le fenugrec et le chardon béni agissent rapidement.
S’ils ont un effet, vous le remarquerez dans les 3-4
premiers jours. Si ce n’est pas le cas, il est peu
probable qu’il y aura un effet.
• Le fenugrec est souvent vendu en préparation
mélangée avec du thym. N’achetez pas cette combinaison, et essayez plutôt d’obtenir
les capsules contenant seulement du fenugrec.
• Il n’y a pas de normes pour les plantes médicinales.
Même si l’étiquette indique que les capsules
contiennent 405, 505, 605 ou 705 mg de fenugrec, nous ne
savons pas vraiment quelle quantité de l’ingrédient
actif vous recevez. Le fenugrec
a une odeur distincte. Si vous ne la sentez pas sur votre
peau, c’est que la
dose n’est pas suffisante, même si vous prenez
3 capsules, 3 fois par jour.
• Le fenugrec et le chardon béni semblent aussi
fonctionner mieux durant les premières semaines que
plus tard. En effet, ils fonctionnent à leur meilleur
dans la première semaine. La dompéridone fonctionne
mieux après les premières semaines. (voir les
articles La dompéridone 1 et 2 pour plus d’information)
• Vous pouvez prendre le fenugrec et le chardon béni
ensemble avec la dompéridone si vous pensez que c’est
utile. Si vous prenez les herbes et la dompéridone,
prenez la dompéridone en même temps, 3 comprimés,
3 fois par jour.
• Si vous êtes prête à cesser le
fenugrec et le chardon béni, vous pouvez probablement
le faire de façon soudaine ou encore sevrer sur une
période de plus ou moins une semaine
• Le fenugrec ne cause pas l’hypoglycémie.
L’origine de cette rumeur est inconnue.
D'autres
plantes sont réputées galactogènes telles
les feuilles de framboisiers, le fenouil, la rue des chèvres
(Galega officinalis), la levure de bière,
l’alfalfa et plusieurs autres. L'efficacité d'aucune
de ces préparations, incluant le fenugrec et
le chardon béni, n'a été prouvée.
N’oubliez
pas! Les plantes médicinales
ne sont qu’une
part de la solution au problème de « manque
de lait » (voir le
Protocole pour augmenter l’ingestion
de lait maternel par le bébé). Visitez
aussi ce site pour
des vidéos démontrant comment faire la mise
au sein, reconnaître que le bébé reçoit
du lait, utiliser la compression, le DAL, ainsi que pour
d’autres renseignements sur l’allaitement maternel.
La lécithine
La lécithine est un supplément alimentaire
qui semble aider certaines mères à prévenir
les canaux lactifères bloqués. Elle peut agir
ainsi en diminuant la viscosité du lait, en augmentant
le pourcentage d’acides gras polyinsaturés dans
le lait. Elle est sécuritaire, peu coûteuse,
et semble fonctionner dans certains cas. La dose est 1200
mg, quatre fois par jour. Il n’y a pas d’autre
traitement préventif contre les canaux bloqués
que la lécithine. Voir l’article #22 Canaux
lactifères bloqués et mastites.
Pour de l’information sur l’onguent tout-usage
pour mamelons, le violet de gentiane, l’extrait de
graines de pamplemousse, la vitamine B6, la nifédipine,
la pâte de nitroglycérine et le fluconazole,
voir l’article #3b Traitement
pour les mamelons et seins douloureux, ou les articles Utilisation
du violet de gentiane et Le
fluconazole.
Traduction de l’article n° 24, « Miscellaneous
Treatments for problems» Janvier 2005
par Jack Newman, MD, FRCPC © 2005
Version française, mai 2005, par Stéphanie
Dupras, IBCLC, RLC
Questions? (416)
813-5757 (option 3) ou Jack
Newman ou mon livre Dr. Jack Newman’s Guide to Breastfeeding
Peut
être copié et diffusé sans autre autorisation, à condition
qu’il ne soit utilisé dans aucun contexte où le Code
international de commercialisation des substituts du lait
maternel de l’OMS est violé.
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