Version mobile

La Leche League France

Une cause de souffrances méconnue : le syndrome de KISS

Une cause de souffrances méconnue : le syndrome de KISS

Commentaires (16)
Vos commentaires
  • Annick
    le dimanche 05 novembre 2017 à 10:59 Posté par Annick

    Bonjour,

    J'ai donc peut-être mis un mot sur le calvaire que nous avons enduré pendant près de 2 ans.
    Pleurs intenses des les premiers jours de vie. BB en hypertension, refus de prendre le seins vers 3 mois, heureusement nous avons consulté une super ostheo et l'allaitement a pu continuer.
    Grâce à un article trouvé sur votre site on a découvert une intolérance au PLV. Mais ça n'a pas solutionné tous les pleurs ni les réveils nocturnes.
    Réveil toutes les 1/2 h pour les mauvaises nuits et toutes le 2h pour les bonnes.
    Bref un enfer suivi d'une dépression pour moi.
    Mais à ce jour mon fils à 6 ans et va très bien, aucune séquelle. Peut-on quand même parlé du syndrome de kiss?
    Il a plusieurs fois été manipulé par une ostheo qui est vraiment au top, c'est peut-être pour ça qu'il n'a pas de séquelle.

  • Aurélie
    le mercredi 04 octobre 2017 à 10:19 Posté par Aurélie

    Désolée pour ce long laïus mais si vous lisez cet article et que vous doutez, voici un nouveau témoignage....

    Juste merci, MERCI à la LLL pour cet article car c'est grâce à vous que nous avons pu "sauver" notre bébé il y a de cela 14 mois...

    Notre entourage et tous les professionnels de santé (et il y en a eu un certain nombre !!) que nous avons rencontrés nous tenaient le même discours, à tel point que nous commencions à douter de nous, de notre ressenti... jusqu'au jour où (le 18 juillet 2016 !!!) cet article a éclairé notre quotidien.

    Hôôôôô ! Combien de fois ai-je entendu "mais tous les bébés pleurent" ; "tous les bébés ont des coliques" ; "tous les bébés bavent" ; "tous les bébés transpirent" ; "tous les bébé ont un reflux" ; "un bébé qui a un RGO, c'est un bébé stressé, peut-être que si la mère l’était un peu moins… " ; "c'est de la faute de la mère" ; "tous les bébés ont des régurgitations" (non mais elle vomit !!!!) ; "un bébé qui vomit c'est un bébé qui sent que ses parents ne sont pas zen" ; "il faut laisser pleurer les bébés" ; "mais lâche un peu ton bébé, tu vas lui donner de mauvaises habitudes" ; "ho mais quel caractère elle a, déjà, à son âge, ça promet" ; "qu’est-ce qu’elle est nerveuse" ; "tu vas lui donner de mauvaises habitues à la tenir dans tes bras / la faire dormir sur toi" ; "un bébé en hyperextension c'est un bébé tonique" ; "moi, le mien, il a commencé à faire ses nuits à 18 mois" (il se réveillait toutes les 5 à 20min ton fils ?! Il ne faisait jamais de sieste, à 2 mois ?! Tu passais tes nuits à le bercer et à marcher pour qu’il dorme ?!) ; "non mais ça, c'est parce que tu allaites encore" ; "non mais laisse-la dans sa coque, elle fait déjà un caprice, elle veut tes bras c'est tout" ; "c’est un peu exagéré tout de même ce que vous me décrivez là !" ; "mais tous les bébés, tous les bébés..." etc.
    Banalisation de la souffrance de l’enfant, culpabilisation des parents (principalement la mère, surtout si elle allaite...), absence de réelle écoute et de reconnaissance, jugements à outrance, conseils inadaptés…

    Puis une lueur d’espoir en lisant cet article ("mais, mais !!?!! c’est mon bébé, ça !?!!!!").
    Là encore, on m’a dit "les symptômes décrits sont ceux de tous les bébés" ; "tu es sûre que ce ne sont pas des charlatans ?" (etc.).
    Les gens ne connaissent pas, alors ils doutent… et vous transmettent leurs peurs / leurs doutes / leurs certitudes…
    Mais j’ai coupé court … De toute façon, c’était la seule piste que nous avions… Et c’était la bonne………
    Nous avons traversé la moitié de la France et notre rencontre avec les 2 ostéopates d’Ile de France FORMES au KISS et traitant ce syndrome a radicalement changé notre vie… Notre bébé a été traitée à 4 mois, et du jour au lendemain, cela a été une renaissance...

    SEULS les parents ayant traversé ce type d'épreuve, ayant été confronté à la douleur "invisible" de leur enfant et se battant désespérément envers et contre tous vont se retrouver dans ce témoignage…

    A TOUS LES PARENTS, contrairement à ce que peuvent vous dire les professionnels de santé et votre entourage, ECOUTEZ-VOUS !!
    Si vous êtes sur cette page, c’est que probablement, vous cherchez des explications aux symptômes de votre enfant… et s’ils correspondent pour tout ou partie, très sincèrement, n’hésitez pas, mobilisez le peu d’énergie qu’il vous reste et demandez un diagnostique auprès d’un professionnel COMPETENT !!

    Et surtout, FAITES-VOUS CONFIANCE, n'écoutez pas les jugements / réflexions / conseils de votre entourage, VOUS SEULS SAVEZ, VOUS SEULS VIVEZ H24 avec votre enfant…

    Et si vous traversez actuellement une telle épreuve, je vous souhaite un maximum de courage…

  • Lili
    le jeudi 31 août 2017 à 23:53 Posté par Lili

    Une association a été crée a ce sujet! Vous trouverez plein d'infos sur le syndrome de KiSS directement sur leur site: http://www.asso-kiss.fr !

  • Claude
    le mercredi 23 août 2017 à 08:04 Posté par Claude

    En tout cas, je ne vois pas ça dans la longue liste de symptômes indiqués dans l'article.
    Y a-t-il eu des tests pour savoir à quoi votre enfant peut être allergique ?
    Avez-vous consulté le dossier Allergies du site : https://www.lllfrance.org/vous-informer/votre-allaitement/benefices-de-l-allaitement/890-allergies

  • le bris
    le mardi 22 août 2017 à 22:14 Posté par le bris

    bonjour,
    je viens de lire l'article, je me demandais si l'eczema et les allergies de mon fils de 22 mois pouvaient aussi être des symptômes du syndrome de Kiss ?

  • Jedge
    le samedi 19 août 2017 à 12:12 Posté par Jedge

    Un article qui invente l eau chaude!
    A la lecture des signes. Je me dis. Ok Ç est un blocage ce c0/c1
    Un peu plus loin confirmation!!
    Et oui pas de résultats chez un osteo qui fait des techniques visco gélatineuses sans jamais lever la lésion. Car le "cracking" Ç est pas bien !!!
    Des milliers d ostéopathes traitent ce problème. Il suffit de consulter des thérapeutes qui sont bien formés ... un signe pour les reconnaître : ... éviter ceux qui mettent méthode douce sur les PagesJaunes. Ils tournent autour de la c1 sans jamais la bouger. Cf tous ces bébés plagio qui ont pourtant été " tout remettre chez le doux ostéopathe "

  • martin
    le samedi 08 juillet 2017 à 00:00 Posté par martin

    Un chiropracteur ne peut-il pas régler le problème plutôt qu'un ostéopathe ? Il me semble qu'ils sont plus à même de travailler sur la colonne vertébrale ?

  • Florence Dannhoff
    le lundi 06 mars 2017 à 12:55 Posté par Florence Dannhoff

    Bonjour Yves,

    merci pour l'intérêt que vous portez à cet article et pour votre retour qui permet le partage d'opinions. Bien évidemment, une personne KISS ne présente pas toutes les caractéristiques et une personne peut présenter certaines voire plusieurs caractéristiques KISS sans en avoir le syndrome. C'est le diagnostic médical qui prévaut. Le syndrome de KISS n'est pas une pathologie en soi, on parlera plutôt d'une perturbation fonctionnelle.

    Le plus courageux, c'est peut-être votre acte d'écrire ce commentaire qui illustre une méconnaissance du sujet, un manque d'écoute et de respect pour les mères et les grands-mères qui ont vécu le syndrome de KISS en même temps de témoigner un jugement sévère à l'égard de vos confrères spécialistes du KISS, très majoritairement étrangers ; hélas pour les Français. C'est précisément le genre de propos que des parents et adultes ont entendus pendant de longues années, entre autres par des ostéopathes, avant de trouver de quoi soulager véritablement les souffrances et handicaps de leur enfant ou d'eux-mêmes auprès d'un professionnel du KISS. Vos lignes sont une nouvelle fois pour les personnes concernées un manque de reconnaissance, par un professionnel de santé, des épreuves qu'elles ont traversées : c'est bien là le paradoxe. Il ne s'agit nullement de croire au Père Noël ni à des fables, il s'agit juste de croire le patient et ce qu'il vit.

    Heureusement pour les parents et leurs enfants en France, de plus en plus d'ostéopathes et de chiropracteurs se montrent désireux d'en apprendre plus sur le KISS, tout comme des kinésithérapeutes, des psychomotriciennes, des orthophonistes, etc., rejoints par des généralistes, des pédiatres, des sages-femmes qui constatent des évolutions notoires à la suite du traitement KISS chez plusieurs de leurs patients mais aussi ... chez leur propre enfant ou chez eux-mêmes. C'est ainsi que des parents et des professionnels de santé grandissent ensemble, ce qui représente enrichissement et épanouissement pour les uns comme pour les autres.

  • yves
    le vendredi 10 février 2017 à 16:53 Posté par yves

    Bonjour,
    Lirez-vous jusqu’au bout ? Conserverez-vous ce commentaire ? Ce serait courageux de votre part.
    Je fus étudiant à la prestigieuse école d’ostéopathie de Maidstone au moment où celle-ci collabora avec la Faculté de Bobigny et les Français introduisirent les notions d’ostéopathie crânienne et viscérale. J’obtins mon diplôme et m’installai comme ostéopathe en 89. Je fis aussi un petit périple qui m’emmena notamment aux USA et qui conforta des intuitions que je partageais avec quelques collègues.
    Le KISS est un exemple caricatural de ce que nous pressentions... L’essentiel est de croire et de mettre de côté son esprit critique.
    D’après son autobiographie, Still soi-même (fondateur de l’ostéopathie) date précisément du 22 juin 1874 à 10 heures du matin son illumination divine. Elle lui révéla la « vérité » : l’humain aurait été créé avec tous les fluides et tous les onguents lui permettant de s’auto-guérir : « Le corps est la pharmacie de Dieu » ». Il insista bien sur le fait qu’il n’est que le découvreur de l’ostéopathie et que l’auteur n’est autre que Dieu en personne. C’est ce qu’on appelle dans la démarche de la critique scientifique une épiphanie. L’histoire est donc belle et demande qu’on y croie.
    Il en va de même pour le syndrome de KISS. Toute jeune mère fragile pourrait être tentée de croire au KISS, mais à l’opposé, toutes les mères du monde ayant eu plusieurs enfants et petits-enfants reconnaîtraient dans les symptômes décrits tous les enfants dont elle s’occupa et dirait que tous ces petits soucis s’arrangent toujours.
    Et voilà le centre de l’affaire : croire à des pathologies qui n’existent pas incite le praticien et le patient à croire que la « guérison » est en rapport avec le traitement. Mais il n’y a pas intention de nuire, seulement l’irrépressible besoin de croire dans de belles histoires. Et comme dirait Nicolas Pinsault du Cortecs : « Je n’ai jamais rencontré de vrais charlatans »... seulement des gens qui croient dans leurs fables comme on croit au Père Noël.
    Cela fait-il du tort ? Oui, car ces ostéopathes prennent le pouvoir sur des gens en difficulté. De plus, ils négligent les faits... Par exemple : on pourrait s’attendre à une expansion constante de l’ostéopathie crânienne aux USA puisque dans ce pays les ostéopathes sont médecins depuis longtemps... Mais c’est exactement l’inverse qui se passe. Idem pour l’ostéopathie tout court.

    Pour la petite histoire : lorsque je faisais mes études à Maidstone, nous étions quelques « sceptiques » de l’ostéopathie crânienne et nous avons plusieurs fois testé, sans leur dire, nos professeurs de pratique en leur disant, par exemple, que nous avions appliqué telle technique qu’ils nous avaient suggérée et nous leur demandions de vérifier, alors que nous n’avions même pas touché le patient. Ils n’y ont vu que du feu. Soit ils nous disaient que le mouvement respiratoire du crâne était amélioré, soit qu’il fallait y apporter encore quelques améliorations ! Et lors de nos examens (en particulier de fin d’études), nous avons menti aussi… pour obtenir un diplôme qui, soit dit en passant, n’a aucune valeur.

    Enfin (j’ai fait le test), toutes les grands-mères de bon sens disent la même chose à propos des symptômes qui conduisent à poser le diagnostic de « KISS » : « tous mes enfants et mes petits enfants en auraient alors souffert et en ont guéri spontanément… » Question de bon sens de leur part… et de maturation neurologique pour les bébés.
    Autrement dit, on peut -avec peu de chance de se tromper- affirmer que le traitement par « ostéopathie crânienne » sera toujours très efficace… puisque ces enfants ne souffrent d’aucune pathologie.

  • Florence Dannhoff
    le lundi 28 novembre 2016 à 12:52 Posté par Florence Dannhoff

    Votre commentaire, Mme Soyez, me rappelle cet ostéopathe allemand qui comme vous critiquait fortement le syndrome de KISS, lors de formations. Aujourd'hui, il gagne sa vie avec ce syndrome. Pourquoi ce changement radical ? Parce qu'entre temps, il est devenu papa d'un enfant KISS. Il a voulu le soigner et ce, de façon à lui ôter durablement ses souffrances liées à ce syndrome.
    Je vous invite vivement à lire Biedermann et Sacher, chiropracteurs et médecins allemands, et prochainement Larcher et Carron de la Carrière, médecin et ostéopathes français.

Laissez un commentaire

Pour poser une question, n'utilisez pas l'espace "Commentaires" ci-dessous, envoyez un mail à la boîte contact. Merci

La Leche League France et vous

La Leche League France a pour but d’aider, par un soutien de mère à mère, toutes les femmes souhaitant allaiter, en leur transmettant l’art, le savoir-faire de l’allaitement. Ce soutien et cette information passent par des réunions, du soutien par téléphone et par courriel, un forum, un groupe Facebook, des publications, des congrès, un département de formation des professionnels de santé, et le site, où vous trouverez réponse à toutes vos questions sur l’allaitement.

fleche-bleue

Contactez une animatrice

 

Trouvez de l'information

fleche-marron

fleche-grise

Soutenez La Leche League