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L'actu autour de l'allaitement et la maternité...



Plan d'action pour l'allaitement, le rapport Turck

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En janvier 2009, le Pr Turck, membre du Comité Nutrition de la SFP (Société Française de Pédiatrie), avait été mandaté par la Direction Générale de la Santé pour réunir un groupe de travail afin de proposer des mesures concrètes permettant la promotion de l'allaitement maternel en France, aussi bien dans son initiation que dans la prolongation de sa durée.

Ce groupe de travail a auditionné de nombreuses personnes et de nombreuses structures, dont les associations de soutien à l'allaitement. Un rapport, issu de ce travail, a été présenté à Roselyne Bachelot le 25 juin dernier.

Vous le trouverez sur le site du Ministère à l'adresse suivante :

http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Plan_daction_allaitement_Pr_D_Turck.pdf

Il constate notamment que, malgré une augmentation récente, les taux et la durée de l'allaitement en France restent parmi les plus faibles d'Europe, et propose des mesures pour y remédier.

Parmi celles-ci figure l'allongement de la durée du congé de maternité rémunéré dans sa période post-natale, de 10 semaines actuellement à 14 semaines.

Il demande aussi la mise en place d'un coordinateur national de l'allaitement, qui présiderait un comité national de l'allaitement.

Le Pr Turck suggère également de valoriser l'organisation et l'initiation de l'allaitement en maternité ; d'améliorer la formation initiale et continue de tous les professionnels de santé ; de généraliser l'entretien prénatal individuel du 4e mois, et d'en consacrer une partie aux informations sur l'allaitement.

Enfin, à la sortie de la maternité, il faudrait proposer une consultation d'allaitement par un professionnel de santé formé, consultation remboursée à 100 %.

Ces propositions s'inscrivent dans les objectifs spécifiques à l'enfant du Programme National Nutrition Santé (PNNS) 2 et ont été validées par le comité de pilotage du PNNS le 18 décembre 2009.

 

 

Mise à jour le Mercredi, 11 Août 2010 22:22
 

Taux d'allaitement maternel 2006 et 2007 : en hausse !

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De nouveaux chiffres sont enfin parus, les derniers dataient de 2004... Grâce à l'exploitation des certificats de santé du 8ème jour, on connaît maintenant les derniers chiffres des taux d'allaitement maternel en France (http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/seriesource-method12.pdf  : voir page 50 pour 2006 et page 58 pour 2007).

L'année 2005 n'apparaît pas, mais pour 2006 et 2007, on constate une hausse régulière : 64 % d'allaitement à la naissance en 2004, 65,9 % en 2006 et 66,3 % en 2007.

Le PNNS prévoyait 70 % d'allaitement à la naissance en 2010, le chiffre devrait être atteint. Les bébés nés en France ces dernières années sont donc très majoritairement allaités.

Toutefois, ces chiffres cachent des disparités importantes : de 90 % d'allaitement en Guyane et en Guadeloupe, et 78 % à 86 % en Ile-de-France, à 43 % dans le Pas-de-Calais, à peine plus dans la Somme et dans l'Aisne.

Ces disparités trouvent leurs raisons dans les différences culturelles (les jeunes mamans ont connu des modèles d'allaitement dans leur enfance, leur adolescence, l'allaitement est la norme dans leur entourage), sociales (on sait que l'on allaite plus dans les grandes villes, et dans les catégories socio-professionnelles des populations les plus diplômées), peut-être historiques (départements ruraux, où traditionnellement les mères allaitaient peu, ou pratiquaient l'allaitement mercenaire pour les familles citadines), mais sans doute aussi conjoncturelles.

En effet, une grande enquête de périnatalité organisée par l'UNAF indique que si les femmes en France sont globalement satisfaites de l'expérience de leur maternité, l'allaitement est encore une question difficile, "source de doute et de culpabilité". Les femmes se sentent toujours peu ou pas soutenues, quel que soit leur choix, allaiter ou ne pas allaiter. Le journal La Croix cite l'étude : "Mauvaise information sur ce qu'implique l'allaitement [...] Culpabilisation de la femme qui refuse d'allaiter, mais également culpabilisation quand elle le désire, ceci dépendant fortement de l'opinion personnelle du professionnel que la mère a en face d'elle. "

L'importance des mots entendus, du soutien reçu est ici soulignée. Sur ce choix éminemment personnel et intime, le regard posé par les tiers n'est pas neutre, et peut être ressenti comme très intrusif par les jeunes mamans.

L'allaitement devient évident, encore faut-il que les mamans qui se lancent dans l'aventure reçoivent le soutien bienveillant dont elles ont besoin, quel que soit leur projet personnel, pour se sentir compétentes auprès de leur nouveau-né, pleinement libres dans leur geste et le mode d'alimentation et de maternage qu'elles ont souhaité.

Alors, elles auront peut-être envie de continuer plus loin l'aventure, comme le suggèrent ces autres chiffres tirés des certificats du 9ème mois : http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/seriesource-method13-2.pdf (la proportion des bébés allaités plus de 6 mois est de 22,9 % en 2006 - page 37 - et 28,3 % en 2007 - page 43 !).

Comme nous sommes loin des mythiques 15 % d'enfants encore allaités au-delà de 6 semaines, chiffre que l'on citait encore tout récemment, faute de données ! Ces 15 %, c'est le nombre d'enfants allaités plus de 6 mois dans le Pas-de-Calais, un des départements où l'on allaite le moins en France...

L'Ile-de-France compte, selon les départements, entre 56 % et 68 % d'enfants allaités plus de 3 mois. Seuls 15 % des bébés en France sont désormais allaités entre 6 semaines et 3 mois, et 15 % moins de 6 semaines.

Quand les mamans se lancent dans l'allaitement, la plupart d'entre elles le font pour une durée longue : 25 % de bébés allaités entre 3 et 6 mois, 28 % plus de 6 mois...

Tous ces chiffres reflètent une réalité qui se constate de plus en plus dans la vie quotidienne : les bébés sont de plus en plus nombreux à téter, et de plus en plus longtemps... pour leur plus grand plaisir !

Mise à jour le Vendredi, 25 Juin 2010 23:10
 

Médicaments et allaitement : l'édition 2010 est disponible

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Flash News !

L'édition 2010 de notre brochure "Médicaments et allaitement" est maintenant disponible. Vous pouvez la commander à partir de notre boutique en ligne, au rayon "Pour les professionnels de santé".

Si l'on en croit le Vidal®, l'immense majorité des médicaments seraient incompatibles avec l'allaitement. L'examen de la littérature scientifique sur le sujet montre qu'il n'en est rien : il existe en fait très peu de médicaments vraiment incompatibles avec l'allaitement, et il est exceptionnel de ne pas pouvoir en trouver un qui soit sans risque pour l'enfant dans toute la panoplie existante.

D'autre part, il faut à chaque fois tenir compte de l'âge de l'enfant, de son poids, de son passé médical, de la quantité de lait maternel qu'il absorbe quotidiennement... Un médicament qui serait peu souhaitable pour la mère d'un nouveau-né, pourra très bien ne pas poser de problèmes pour la mère d'un bambin qui tète une fois par jour avant de s'endormir. Enfin, il faudrait dans chaque cas peser et comparer les risques d'une part de l'absorption par l'enfant d'une quantité minime de la substance, et d'autre part de son sevrage brutal et du recours à l'alimentation artificielle.

Nous avons regroupé tous les « Coin du prescipteur » des Dossiers de l'allaitement dans une brochure qui, nous l'espérons, sera un outil précieux pour tous les professionnels de santé qui ont à cœur d'accompagner les femmes dans leur allaitement. Il faut le dire et le redire : on peut allaiter ET se soigner !

Plus de 100 pages sur diverses classes de médicanents.

Table des matières

  • Médicaments et allaitement – p.5
  • Médicaments et allaitement (actualisation) – p.9
  • Vaccins et immunothérapie – p.14
  • Virus grippal A/H1N1 – p.16
  • Les anti–infectieux – p.17
  • Les antiviraux – p.24
  • Les antituberculeux – p.25
  • Les antifongiques – p.27
  • Les antiparasitaires – p.29
  • Affronter les moustiques – p.33
  • Les corticoïdes – p.34
  • Anti–inflammatoires non stéroïdiens – p.38
  • Antalgiques non opiacés – p.41
  • Les antimigraineux – p.44
  • Les analgésiques opiacés – p.47
  • Méthadone et allaitement – p.51
  • Transfert lacté de la naltrexone et de son métabolite – p.54
  • Tabagisme et produits de substitution – p.55
  • Sédatifs et anxiolytiques – p.57
  • Les antidépresseurs IRS – p.61
  • Les autres antidépresseurs – p.64
  • Les antipsychotiques – p.66
  • Les anti–épileptiques – p.70
  • Les pathologies thyroïdiennes – p.75
  • Les médicaments de l’hyperacidité gastrique – p.77
  • Médicaments utilisés en gastro–entérologie – p.80
  • Médicaments des troubles de la glycémie – p.85
  • Les antithrombotiques – p.87
  • Les antihypertenseurs – p.90
  • Traitement des rhinites allergiques – p.96
  • Traiter les rhumes et les états grippaux – p.99
  • Les anti–asthmatiques – p.101
  • Médicaments utilisés en anesthésiologie – p.103
  • Produits de diagnostic et produits radioactifs – p.108
  • Médicaments immunosuppresseurs – p.112
  • Les antirhumatismaux – p.114
  • Les anticancéreux – p.121
  • Allaitement et régulation des naissances – p.128
  • Les galactogènes – p.134
  • Allaitement par une mère sous bromocriptine – p.139
  • Index des médicaments cités – p.140
Mise à jour le Samedi, 17 Avril 2010 22:39
 

Littérature scientifique, communiqué de presse et allaitement ne font pas bon ménage !

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Début janvier 2010, une étude reprise dans la presse grand public a laissé à penser que l'allaitement ne serait pas aussi bénéfique que ce que l'on croit !

Revenons sur les faits.


Le Professeur Sven M Carlsen, de l'Université norvégienne de science et de technologie de Trodheim, a publié une étude portant sur une corrélation entre un niveau d'hormones (androgènes) et l'allaitement1.

L'article scientifique de Carlsen est parti de l'hypothèse que des hormones androgènes ont parfois été utilisées pour inhibiter la lactation en post-partum précoce. En étudiant deux groupes de femmes, l'auteur a trouvé un lien entre une faible réussite d'allaitement et un taux élevé d'hormones androgènes pendant la grossesse.

Cette information a été relayée dans un communiqué de presse2 de l'Université de Trondheim intitulé « Breastfeeding is not as beneficial as once thought », en d'autres termes « L'allaitement n'est pas aussi bénéfique que ce que l'on croit ». Ce communiqué souligne que le lien entre l’allaitement  et la santé des enfants n’est pas si évident que ce que l’on croyait jusque là, que le lait maternel n'est pas forcément à l’origine de la meilleure santé des bébés allaités (par rapport à ceux qui reçoivent des substituts). Le communiqué poursuit en indiquant que la santé générale du bébé est entièrement déterminée avant sa naissance par la qualité de l’environnement intra-utérin.

Ce communiqué a lui-même été repris sur des sites  grands publics3 avec plus ou moins de précautions. Certains réduisant l'information à ce que le lait maternel n'est pas le meilleur, ou qu'un professeur vante les mérites des préparations de substitution ou bien encore que si l'on ne veut pas allaiter, ce n'est pas grave.

L'UNICEF-Baby Friendly UK4 a immédiatement réagi : tout en retenant comme intéressants les résultats de l'étude scientifique, qui mériteraient de plus amples investigations, UNICEF-Baby Friendly UK déplore que les « résultats [de l'étude] ne prennent pas en compte les grandes disparités de taux d’allaitement selon les pays, certains ayant 99 % de mères qui allaitent avec succès. Ces résultats sont aussi contredits par la large somme de preuves qui montre que le taux de réussite de l’allaitement peut être amélioré par une série d’interventions adéquates. » Et UNICEF-Baby Friendly UK ajoute que l'étude norvégienne ne prend pas en compte les nombreux facteurs anti-infectieux du lait maternel et leur rôle pendant les maladies.

L' Academy of Breastfeeding Medicine5 a également réagi en regrettant que la presse ait joué les perroquets, et s'indigne de la diffusion de déclarations soi-disant basées sur des recherches sans y être liées de quelque façon que ce soit.
ABM pointe que l'étude n'a pas mesuré l'effet de l'allaitement sur la santé de la mère ou de l'enfant, ni comparé celle des enfants allaités à ceux nourris par des substituts du lait maternel.
Mise à jour le Lundi, 22 Février 2010 12:45
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