L’hypothèse développée par Barker sur l’origine développementale de la santé et des maladies part du principe que les interactions entre notre patrimoine génétique et notre environnement influencent notre état de santé et notre risque de maladies, cette influence débutant dès la conception et se poursuivant pendant le développement du foetus et la croissance du nourrisson. Toute stimulation positive ou négative survenant pendant la période cruciale les « 1 000 premiers jours » à partir de la conception est susceptible d’avoir un impact pendant toute la vie. Par exemple, un faible poids de naissance et la malnutrition en début de vie sont associés à un risque plus élevé de pathologie cardiaque ischémique à l’âge adulte, via une programmation métabolique induite par la malnutrition précoce. L’objectif de cette analyse narrative était de faire le point sur nos connaissances concernant l’impact de l’allaitement et du lait humain sur le risque de maladies non transmissibles, en se focalisant sur l’obésité, la dyslipidémie, les allergies et les maladies gastro-intestinales, toutes pathologies dont la prévalence est en augmentation dans la population pédiatrique. Les auteurs ont recherché toutes les études publiées en anglais dans ces domaines entre 1990 et 2024. Ils ont retenu les études randomi-sées, les études cliniques, et les analyses systématiques.
Suivi de : Inflammation maternelle chronique, composition du lait maternel et impact éventuel sur la programmation métabolique






