L’histoire des oligosaccharides (OS) du lait humain a débuté à la fin du 19e siècle lorsque des scientifiques ont constaté les relations entre la santé intestinale des nourrissons et l’allaitement, grâce aux travaux sur les bactéries présentes dans leurs selles. Si on n’avait pas encore découvert les OS du lait humain, cela a induit des travaux plus approfondis. Vers le milieu du 20e siècle, des scientifiques ont commencé à caractériser des glucides autres que le lactose, présents dans le lait humain et différents de ceux retrouvés dans le lait de vache, qu’ils ont baptisés « gynolactose ». Leur structure et leurs fonctions restaient toutefois inconnues. D’autres études ont amené à la découverte dans le lait humain d’un facteur favorisant la croissance du Bifidobacterium bifidus, ce qui a déclenché le démarrage de nouvelles recherches sur la nature exacte de ce facteur. Dans les années suivantes, 14 OS ont été caractérisés dans le lait humain, qui contenaient tous du lactose et qui, de façon inattendue, étaient fonction de déterminants liés au groupe sanguin. Étudier l’impact de ces déterminants a été l’étape suivante. Les progrès des techniques de chromatographie ont depuis permis de caractériser plus de 200 OS différents dans le lait humain, et on a commencé à étudier leur structure et leurs fonctions.
Suivi de : Rôle des oligosaccharides du lait humain dans la modulation de l’axe intestin-cerveau et le développement neurologique ; Santé psychologique maternelle et profil des oligosaccharides lactés






