La sécrétion d’un lait destiné à nourrir les petits est une innovation évolutive spécifique des mammifères. Deux programmes génétiques sont à l’origine de la disponibilité du lait pour l’enfant pendant les premiers mois : le réflexe d’éjection, déclenché par l’ocytocine en réponse à la succion de l’enfant (mais également en réponse à d’autres stimulations tactiles et émotionnelles), et l’aménorrhée induite par les mises au sein fréquentes, qui empêche généralement la survenue d’une nouvelle grossesse pendant les 6 premiers mois. Il y a environ 10 500 ans, les humains ont commencé à domestiquer et élever d’autres mammifères pour leur lait, consommé tel quel ou après fermentation. De nombreuses études ont documenté les bénéfices de l’allaitement pour la santé et le développement des enfants. Concernant la consommation d’autres laits, des questions demeurent. Quel sera l’impact de la consommation du lait d’autres animaux ou d’un lait industriel sur la croissance, la composition corporelle et la santé des bébés, enfants et adolescents ? Existe-t-il des fenêtres critiques pendant lesquelles une nutrition inadaptée est susceptible d’induire des problèmes de croissance ou des dysfonctionnements métaboliques ? Le développement du microbiote intestinal infantile et sa capacité à absorber les nutriments peuvent-ils avoir un impact sur la croissance et le risque d’obésité ? Le but de cette étude était de faire le point sur les connaissances dans ces domaines. L’auteur a recherché toutes les études se focalisant sur l’impact de la composition du lait et sa bioactivité sur la croissance, la composition corporelle et le risque de maladies infectieuses.
Suivi de : Le point sur les facteurs susceptibles d’influencer les taux lactés de macronutriments et de calories ; Impact des facteurs psychologiques sur la composition du lait humain






