Près de 50 % des décès chez les enfants de < 5 ans surviennent pendant le 1er mois, les causes principales étant la prématurité, les complications intrapartum, les anomalies congénitales et les infections. Très peu d’études sont menées sur les médicaments chez les nourrissons, et les consignes pharmacologiques concernant ces enfants sont largement extrapolées des données obtenues chez des adultes. En conséquence, les prescriptions hors AMM sont très fréquentes, avec un risque significatif d’effets secondaires, entre autres en raison de l’immaturité hépatique et rénale des nourrissons. De plus, les études évaluant les effets secondaires chez ces enfants ne prennent pas toujours en compte leur mode d’exposition au traitement médical. Or, ils peuvent y être exposés selon 3 modes principaux : transfert placentaire d’un traitement maternel (et en pareil cas l’impact chez le foetus sera différent suivant le stade de la grossesse), exposition post-natale via l’allaitement par une mère traitée, ou traitement direct de l’enfant (intraveineux, oral ou autre). Le risque d’effets secondaires et leur impact variera non seulement en fonction du médicament, mais également de la voie d’exposition. L’objectif de cette étude était de caractériser les divers effets secondaires infantiles rapportés chez des nourrissons à partir d’une base de données de pharmacovigilance de la FDA (FAERS), qui collecte des données sur les problèmes rapportés par les professionnels de santé, les patients et les laboratoires pharmaceutiques.






