On estime qu’environ 50 cas par an de myopathie du péripartum surviennent au Japon, soit environ 1 cas pour 15 000 naissances. C’est un taux bien plus bas que dans d’autres pays, mais il augmente actuellement en raison de l’augmentation de l’âge maternel au moment de la 1re grossesse et des grossesses multiples induites par l’utilisation croissante des médecines régénératives. Cette pathologie est potentiellement sévère, parfois mortelle. L’amiodarone est un antiarythmique largement utilisé dans la gestion des arythmies ventriculaires. Elle est déconseillée pendant la grossesse en raison de son impact sur la thyroïde du foetus, mais cela ne s’applique pas aux mères chez qui ce traitement est nécessaire en raison de leur dysfonctionnement cardiaque. Si des études ont évalué ses risques pendant la grossesse, son impact à long terme chez l’enfant reste mal connu. L’amiodarone a une demi-vie très longue (environ 55 jours). Dans la mesure où un développement thyroïdien normal est très important pour la croissance du nourrisson, il est essentiel d’en savoir davantage sur son excrétion lactée chez les femmes traitées par amiodarone pour une cardiopathie du péripartum, qui en reçoivent par voie intraveineuse et orale. C’était l’objectif de cette étude japonaise.
Suivi de : Mise en œuvre de l’allaitement dans le cadre de l’utilisation de fentanyl en fin de grossesse ; Codéine et allaitement ; Décès d’un nouveau-né suite à un traitement maternel par codéine : les doutes.






