Les cardiopathies congénitales (CPC) font partie des malformations congénitales les plus fréquentes (environ 1 % des nouveau-nés. Il existe de nombreux types de CPC. Elles peuvent être isolées ou faire partie d’un syndrome incluant diverses malformations. Une CPC pourra être dépistée par les échographies effectuées pendant la grossesse ou pendant les premières semaines post-partum. Le lait maternel est particulièrement important pour ces bébés qui nécessiteront souvent plusieurs interventions chirurgicales. Le taux d’allaitement de ces enfants varie fortement d’un pays à l’autre, mais il est significativement plus bas que la moyenne dans les pays industrialisés. Une étude américaine a constaté que si 63,4 % des nourrissons présentant un coeur univentriculaire étaient allaités au moins partiellement à leur sortie de l’hôpital, seulement 14,4 % étaient mis au sein. Une autre étude rapportait un taux d’allaitement de 35 % à la sortie de néonatalogie. Pourtant, des enquêtes ont constaté que le taux de démarrage de l’allaitement chez ces enfants était globalement similaire à celui constaté dans la population générale, mais il semblait baisser rapidement. Une étude norvégienne constatait que ces nourrissons étaient 1,69 fois plus souvent sevrés avant 6 mois que les enfants en bonne santé. Cela pourrait être lié au fait qu’il existe peu de protocoles cliniques concernant l’allaitement de ces enfants, ce qui limitera la possibilité d’un soutien adapté aux mères qui souhaitent allaiter. Par ailleurs, de nombreux parents estiment que l’alimentation de leur bébé présentant une CPC est une source majeure de stress, ces enfants ayant des besoins énergétiques élevés. L’objectif de cette présentation était de faire le point sur les bénéfices de l’allaitement chez les nourrissons présentant une CPC, sur les obstacles et les facteurs favorisant leur allaitement, les recherches et les facteurs susceptibles d’améliorer les pratiques d’allaitement de ces enfants, et de fournir des recommandations concernant la pratique médicale et les recherches nécessaires à partir des données disponibles.
suivi de : Phénylcétonurie maternelle/infantile : les 1 000 premiers jours post-partum






