Les insuffisances cardiaques résultent d’une défaillance structurelle ou fonctionnelle ventriculaire, suite à une ischémie cardiaque, une hypertension, une défaillance valvulaire, une cardiomyopathie… En particulier, la cardiomyopathie du péripartum (CMP-PP) est une cardiomyopathie idiopathique dilatée survenant en fin de grossesse ou en post-partum précoce. Les facteurs de risque incluent la multiparité, le tabagisme, le diabète, l’hypertension, la pré-éclampsie, un âge maternel plus élevé… Son incidence a plus que doublé entre 1990 et 2011, et elle est actuellement à l’origine d’environ 50 à 65 % de la mortalité maternelle pour insuffisance cardiaque aux États-Unis, et d’environ 30 % de l’ensemble des causes de mortalité maternelle. Le traitement de la CMP-PP vise à modifier les facteurs de risque, gérer les dysfonctionnements cardiaques et réduire la symptomatologie. L’association sacubitril/valsartan (respectivement la prodrogue d’un inhibiteur de la néprilysine et un antagoniste du récepteur de l’angiotensine II) est couramment utilisée dans la gestion des insuffisances cardiaques. Il existe toutefois très peu de données sur l’excrétion lactée de ces produits, et son utilisation est déconseillée par la plupart des spécialistes. Le but de cette étude était de rechercher l’excrétion lactée du sacubitril et du valsartan, et d’évaluer son impact potentiel chez le nourrisson allaité.
Suivi de : Excrétion lactée du clopidogrel : présentation de cas ; Traitement par rivaroxaban chez les femmes allaitantes






