Aux États-Unis, 83 % des mères commencent à allaiter mais 60 % n’allaitent pas aussi longtemps que souhaité au départ, bien souvent parce qu’elles estiment ne pas avoir assez de lait. Pour de nombreuses mères, cette conviction débute pendant les 2 premières semaines post-partum, qui sont une fenêtre critique pour le processus physiologique de programmation de la glande mammaire concernant la régulation de la sécrétion lactée. Les faits qui sont souvent à l’origine de la conviction maternelle de ne pas avoir assez de lait sont l’agitation de son bébé et les tétées fréquentes. Cette conviction amène souvent à des pratiques suboptimales telles que le don de suppléments de lait industriel et un allaitement partiel, qui vont induire un arrêt précoce et non souhaité de l’allaitement. Si certains facteurs en rapport avec une production lactée réellement insuffisante ne sont pas modifiables (accouchement prématuré, obésité maternelle, diabète, hypertension gestationnelle ou autres complications de la grossesse…), d’autres le seraient. Par exemple, certaines mères peuvent trouver que l’allaitement entre en compétition avec la nécessité de reprendre le travail. Les facteurs biologiques et économiques ayant un impact négatif sur l’allaitement touchent tout particulièrement les mères d’origine africaine, hispanique, et les autres groupes marginalisés.
Suivi de : Évaluation des techniques d’identification des risques de sevrage précoce et non souhaité ; Faisabilité de l’utilisation de marqueurs de l’activation de la sécrétion lactée pour détecter le risque de sevrage précoce






