Présentation clinique d’une infection post-natale à CMV chez des prématurés : une série de cas
Le cytomégalovirus (CMV) est le germe le plus couramment transmis verticalement, essentiellement après la naissance via l’allaitement. Si l’infection par le CMV est le plus souvent asymptomatique chez les nouveau-nés à terme, elle peut avoir des conséquences sévères si elle touche un grand prématuré, né à < 30 semaines de gestation et/ou un poids < 1 500 g. Ces nourrissons pourront présenter une cholestase, une pneumonie, une infection intestinale, une thrombocytopénie, une neutropénie ou une septicémie, l’infection pouvant parfois induire le décès. Si le mécanisme exact de transmission verticale n’est pas totalement élucidé, des études ont constaté qu’une réactivation du virus survenait au niveau de la glande mammaire à l’occasion du démarrage de l’allaitement, en l’absence de toute manifestation clinique chez la mère. Lorsque la mère est porteuse du virus (cas de la majorité des mères), le taux de transmission verticale via l’allaitement est d’environ 40 %. Il n’existe pas de réel consensus concernant la présence du CMV dans le lait maternel, mis à part le fait que l’alimentation au lait maternel reste le meilleur choix chez les grands prématurés en raison de ses nombreux bénéfices. Les auteurs présentent plusieurs cas d’infection à CMV chez de très grands prématurés, qui ont présenté diverses manifestations cliniques d’infection.
Gestion d’un trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité pendant l’allaitement : un cas
Le trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH) est de plus en plus reconnu chez les femmes adultes. Toutefois, les informations sur la prescription des médicaments utilisés dans sa gestion pendant l’allaitement restent limitées. Ces produits sont efficaces, mais les craintes liées à leur excrétion lactée amènent souvent soit à déconseiller l’allaitement, soit à arrêter le traitement pendant l’allaitement, ce qui compromet le bien-être maternel.
Respiration bruyante chez un nourrisson : présence d’une membrane de tire-lait dans l’œsophage
La présence d’un corps étranger au niveau des voies aériennes et digestives supérieures est corrélée à un risque significatif de morbidité et de mortalité chez les nourrissons et les jeunes enfants, le risque étant inversement corrélé à l’âge de l’enfant. Ce problème est toutefois difficile à dépister si un adulte n’a pas assisté à l’aspiration, en raison du manque de spécificité des signes cliniques : toux, stridor, wheezing, détresse respiratoire, dysphagie…, pouvant suggérer par exemple un asthme, une pneumonie ou une fente laryngée. Un examen clinique approfondi pourra être nécessaire au diagnostic. Si ce dernier est tardif, le corps étranger pourra induire une inflammation locale, une ulcération, une diverticulite ou une fistule. Les corps étrangers les plus souvent en cause sont d’origine alimentaire, suivis par certains jouets. Le corps étranger se fixe le plus souvent dans la bronche droite, le larynx et la trachée venant ensuite. Le passage du corps étranger dans l’oesophage est plus fréquent que son passage dans les voies aériennes, mais le corps étranger arrivera le plus souvent dans l’estomac. Les auteurs rapportent un cas d’aspiration d’une membrane de tire-lait jusqu’à l’oesophage proximal, correctement diagnostiqué tardivement.






