De nombreux médicaments sont commercialisés sans avoir fait l’objet d’études de bonne qualité auprès de femmes enceintes et de mères allaitantes, alors que cette population pourra avoir besoin de traitements médicaux. Une étude récente a constaté que seulement 10 % des données concernant l’utilisation pendant la grossesse et 16 % de celles concernant l’utilisation pendant la lactation en Europe et aux États-Unis proviennent d’études chez des femmes, la plupart d’entre elles provenant d’études in vitro (modélisations pharmacocinétiques…) ou chez des animaux. Cette étude suédoise a mis au point un projet nommé ConcePTION, avec pour objectif d’analyser la capacité d’évaluer le transfert du médicament pris par une mère à son bébé allaité via le lait maternel, à l’aide d’une biobanque collectant des échantillons de lait maternel et de plasma maternel et infantile, afin d'estimer le niveau d’exposition du bébé allaité. Ce type de biobanque est différent des lactariums, car la collecte des échantillons doit respecter des règles spécifiques afin d’optimiser la qualité des données. Les auteurs décrivent les conditions et les modalités à suivre pour la collecte des échantillons chez une dyade allaitante, permettant une évaluation du niveau d’exposition infantile à un médicament pris par la mère, selon la réglementation en vigueur.
Suivi de : Développement cognitif d’enfants exposés aux IRS via le lait maternel ; Pharmacocinétique et excrétion lactée de la buprénorphine sous-cutanée chez les mères traitées pour une addiction aux opiacés






