Nouvelle approche du portage kangourou et de l’allaitement chez des nouveau-nés présentant un syndrome du bébé collodion
Le syndrome du bébé collodion (ichtyose congénitale récessive ou bébé arlequin) touche environ 1 enfant sur 100 000 à 300 000 naissances, il se manifeste par une hyperkératose majeure de l’ensemble de la peau, gênant les mouvements, limitant l’efficacité de la thermorégulation, augmentant les pertes liquidiennes trans-épidermiques, augmentant le risque d’infection et induisant des douleurs importantes. Elle s’accompagne souvent d’un ectropion, d’une éversion des lèvres et de difficultés respiratoires et alimentaires. Sa gestion se focalise sur les conséquences médicales et la gestion des troubles cutanés, et elle accorde souvent peu d’attention à la gestion de la douleur et aux aspects psychosociaux des soins à ces enfants (incluant la création du lien parents-enfants) chez ces nourrissons nécessitant des soins intensifs. Les auteurs décrivent une approche innovante, utilisant une membrane de polyéthylène stérile pour emmailloter le nourrisson, afin de permettre un portage kangourou dès le premier jour de vie, et qui s’est avérée efficace pour contrôler la douleur, améliorer le lien parent-enfant, la stabilité thermique du nourrisson, ainsi qu’une humidité adéquate au niveau cutané.
Allaitement après une lésion médullaire
Les lésions médullaires ne sont pas rares et elles touchent majoritairement les jeunes adultes. 18 % des femmes présentant une lésion médullaire sont en âge de procréer. Elle n’a habituellement pas d’impact sur la fertilité, mais les rares données publiées sur le taux d’allaitement chez ces femmes (essentiellement des rapports de cas) font état de taux plus bas que dans la population générale. Le but de cette étude était de mieux comprendre le vécu de l’allaitement des femmes présentant une lésion médullaire.
Vasospasme du mamelon : présentation de cas
Le phénomène de Raynaud est un problème circulatoire bien connu, qui se caractérise par des épisodes de vasoconstriction des extrémités, avec douleurs et modifications de couleur. Il touche davantage les femmes que les hommes, et il peut toucher les seins pendant l’allaitement, l’intensité de la douleur pouvant amener la mère à sevrer. Ce problème est souvent confondu avec d’autres causes de douleurs des mamelons chez les mères allaitantes, et il ne sera donc pas traité correctement. Ses causes sont complexes, et les études sur le sujet sont limitées et consistent le plus souvent en présentations de cas. Le traitement du vasospasme est similaire à celui du phénomène de Raynaud courant. Les auteurs présentent un cas de vasospasme des mamelons pendant un premier allaitement, avec récidive lors de l’allaitement suivant.






