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Les chiffres de l'allaitement en France d'après les certificats de santé

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Commentaires (8)
Vos commentaires
  • Claire
    le jeudi 12 mai 2022 à 20:52 Posté par Claire

    Bravo aux femmes qui allaitent en France!
    Je suis française et vit en Suède où j'ai eu un enfant il y a plus d'un an.
    Je trouve les comparaisons entre France et pays scandinaves aberrantes et culpabilisante pour les françaises. On compare des situations tellement différentes.
    J'allaite depuis 14 mois, j ai bénéficié de 7 mois de congé parental (congé même assez court pour le standard suédois où la plupart des mères s arrêtent la première année) puis des horaires de boulot extrêmement plus faciles que ceux que je faisais en France dans le même domaine. Un des moments que j'ai trouvé le plus fatiguant de l allaitement était vers 5 mois, avant la diversification. Je n'ose imaginer la fatigue des mères allaitantes exclusivement et travaillant sur cette période vers les 4-6 mois du bébé.
    Stop à la culpabilisation vis à vis de la Scandinavie, il y a ici des conditions idéales pour promouvoir l'allaitement au moins jusqu'à 6-8 mois.

  • Laureline
    le lundi 31 janvier 2022 à 15:16 Posté par Laureline

    Merci pour cet article très intéressant!
    J'ai l'impression que depuis la publication de cet article, certaines choses ont évolué, mais voici ce que moi je note encore aujourd'hui:
    - A la maternité, rien à signaler, j'ai eu un bébé au top qui a tout de suite compris comment on mangeait
    - Au début, pareil, beaucoup de chance, tout s'est bien passé
    - Reprise du boulot: ce moment où l'on comprends pourquoi beaucoup jettent l'éponge... J'ai eu la chance de pouvoir décaler mon congé maternité de 3 semaines (congé à 38sa donc) et donc de reprendre le travail le 15/11 au lieu du 10/10 (avec un bébé né le 04 Août, ça aurait voulu dire reprendre avec un bébé d'à peine 2 mois...
    Même à 3 mois et demi, c'est dur. On passe d'un bébé qui boit a la demande à un bébé qu'on essaye de faire rentrer dans les cases, première difficulté.
    Deuxième difficulté: la crèche. Heureusement, on m'autorise à venir sur place allaiter mon fils le midi, mais les assistantes maternelles de la crèche ne sont clairement pas formées à l'allaitement... On doit éviter le lait frais, donc lait forcément congelé. On doit apporter le lait dans le contenant dans lequel il va être réchauffé, ET bu. Aucun transvasage n'est possible. Il faut donc jouer d'astuces pour apporter le lait de bébé (je congèle mon lait sous forme de glaçons que je mets dans des biberons que je remplis chaque jour...)
    Niveau contenant, la crèche se dit ouverte mais: la softcup n'est pas autorisée, le verre c'est trop lent, les autres contenants type tasse à bec ou tasse 360 ne passent pas au chauffe biberon...
    Autant dire qu'à l'arrivée la seule solution est le biberon. J'avais demandé un débit 0 car allaitement, on ne m'a jamais écoutée...
    Bref, tout ça pour dire que vouloir préserver son allaitement est mal vu en crèche...
    A tel point que dès qu'il y a un souci, on nous dit que notre lait n'est pas assez nourrissant, que bébé a besoin de plus...
    Franchement on a vite fait de se décourager...
    Je n'ai rien lâché et mon fils aura bientôt 6 mois et je tire tellement de lait que je vais maintenant passer au donc au lactarium.
    Le reste du temps mon bébé est au sein

  • laurie clair
    le dimanche 13 mai 2018 à 15:49 Posté par laurie clair

    J'ai accouché de mon aîné en décembre 1987, à la Pitié-Salpêtrière; la puéricultrice de nuit m'a donné le choix: soit, j'acceptais d'avaler devant elle le comprimé devant me sevrer, et elle nourrirait mon fils d'un biberon ou deux, soit, il continuerait à hurler la nuit durant, si je m'obstinais à vouloir allaiter; je me suis obstinée, et mon fils a sangloté toute la nuit, car je n'avais évidemment que du colostrum à lui offrir, les deux fois, ma montée de lait s'est effectuée au cinquième jour. Le lendemain, ma mère a couru voler un petit biberon en stock à la nurserie, on a pu nourrir mon fils, et la puéricultrice de jour a porté plainte, celle de nuit a donc reçu un blâme.
    La nuit suivant mon accouchement, les deux aides-soignantes ou infirmières de garde ont refusé de me passer le bassin, alors que j'avais accouché sous péridurale à 21h15; avec épisiotomie, et forceps haut. Elles m'ont contrainte à me lever, m'ont lâchée, je suis tombée évanouie par terre; elles m'ont relevée, soutenue, accompagnée de force aux toilettes, malgré mes supplications; m'ont assise, je me suis évanouie de nouveau. J'ai uriné, elles m'ont raccompagnée.
    J'étais à l'époque en maîtrise (master un à présent), fumeuse (dix cigarettes par jour), et j'avais trente-deux ans; nous sommes tous les deux français; j'ai allaité mon fils, allaitement mixte, à savoir de huit heures à minuit; mon mari médecin donnait un biberon la nuit, deux mois durant. Quand le bébé a eu quatre mois et demi, sa première dent a poussé, j'ai eu peur, mon lait est passé en deux semaines.

    Second accouchement, fin décembre 95 à Saint-Vincent-de-Paul, une sage-femme me fêle deux côtes, pas une, deux, en enfonçant son coude dedans, au lieu de presser le fond utérin; car suite à la grève de l'époque, les médecins avaient programmé les accouchements avant Noël, pour se libérer; les sages-femmes m'avaient oubliée durant deux heures, vu le nombre de parturientes, et mon bébé souffrait. D'où l'expression aberrante sur mes côtes. Cette femme avait fait la même chose à une autre parturiente huit jours avant. J'ai porté plainte contre l'hôpital et obtenu un dédommagement du tribunal administratif.
    Quant à l'allaitement, j'étais butée et voulais de nouveau allaiter: doctorante à cette époque-là, âgée de quarante ans. Et toujours fumeuse.
    Acte un: la gynécologue que j'ai vue près de chez moi m'a dit, "vous vous prenez pour un bovin, de vouloir allaiter avec deux côtes brisées?"
    Moi: "non, pour un mammifère humain femelle, vous n'avez pas appris que les femmes étaient des mammifères, durant vos études?"
    Acte deux: impossible de me prescrire de la morphine, alors que je souffrais le martyre; puisque j'allaitais, mais qu'allais-je inventer, je le faisais exprès.
    Enfin, un jeune médecin de SOS médecins que j'avais appelé à l'aide, a fouillé le Vidal avec mon mari un soir, et a trouvé, un suppositoire de morphine savamment dosé m'a permis de dormir la nuit; puisque j'allaitais de huit heures à minuit. Et que mon mari donnait un biberon la nuit.
    Voilà mes expériences épiques, d'allaitement, et vous n'en parlez pas dans votre enquête; tout est fait pour décourager les mères d'allaiter, en France.
    Ma bru vient d'accoucher en décembre dernier, à Paris, à l'hôpital; de son second enfant, diplôme d'études supérieures d'une grande école de commerce, âgée de trente-trois ans; Coréenne du sud, mon fils diplômé de Supélec et de l'ESCP, trente ans. Elle n'a pas été bien traitée non plus, en ce qui concerne l'allaitement, et surtout, a subi une épisiotomie inutile.
    Les épisiotomies servent à voler de l'argent à la sécu; ma mère est sage-femme de formation, elle dit qu'à son époque, on savait retenir dix minutes durant la tête du bébé prêt à naître; à présent, on tranche dans le vif, parfois même quand le bébé est déjà né, c'est arrivé à ma belle-soeur, mon frère a filmé la scène ubuesque.
    Voilà. Pourtant la joie divine de l'apparition des enfants; et osez donc crier enfin que même si l'on fume des cigarettes de tabac, c'est bien mieux pour l'enfant d'être allaité.
    Cette guerre anti-tabac tandis que l'état fou se goberge sur les ventes de cigarettes, via des taxes de 90 pour cent, est répugnante; que fait-on pour les mères alcooliques, et le syndrome d'alcoolisme foetal, en France?

  • clemina
    le lundi 30 octobre 2017 à 15:56 Posté par clemina

    Je suis jeune maman et profession libérale, autant dire que c'est un vrai casse-tête !J'ai eu la chance que ma grossesse se passe bien ; heureusement car arrêtée seulement à 15 jours du terme, j'ai repris 1 mois après la naissance de mon bébé... j'aurais tellement aimé pouvoir faire plus pour mon bébé mais pas le choix quand on a des salaires à payer et que la courte indemnisation du rsi n'excède pas 2 mois et ne permet pas de couvrir les charges professionnelles fixes que l'état m'impose pour pouvoir travailler. Concernant l'allaitement, difficile de le maintenir à la reprise du travail, aucune aide du rsi et des organismes pour indépendants, je tire mon lait 1 fois par jour ( 2 fois quand mon agenda me le permet) et je vois bien que la lactation diminue peut à peu... hélas... mais comment faire ? Aucune aide pour les indépendantes qui sont considérées comme des wonder woman avec un congé mat' ultra réduit et aucune aide pour encourager l'allaitement. Quel dommage que nous soyons les grandes délaissées de la république !

  • Nelly
    le mercredi 14 juin 2017 à 09:21 Posté par Nelly

    J'ai accouché à l'étranger dans une région du monde où il y a un très bon accompagnement gratuit. Une sage-femme m'a aidé jusqu'à 6 semaines pp et venait chez moi pour voir comment l'allaitement se passait et sinon il y des conseillères en allaitement disponibles à tout temps. Le congés mater est de 12 à 18 mois. Le taux d'allaitement les 1ers mois est de 98% et il n'est pas rare que les femmes allaitent au delà de 6 mois.

  • LL
    le mardi 16 août 2016 à 23:48 Posté par LL

    Il est consternant de voir dans quel paradoxe nous évoluons. L'OMS recommande un allaitement exclusif de 6 mois alors que le congé maternité français n'excède pas deux mois. Et encore les professions libérales n'ont pas cette "chance". Quand une mère peut rallonger son congé pour s'occuper de son petit elle le fait mais pour mon cas il n'a pu excéder 4 mois. Comment assurer ensuite un allaitement exclusif lorsque l'on a 2h de transports par jour, des déplacements professionnels, etc ? Les autorités françaises ne mettent rien en place pour favoriser l'allaitement durant toute cette période. Les chefs d'entreprise sont d'ailleurs très gênés lorsque l'on en parle avec eux. Ce sont d'ailleurs les mères allaitantes qui sont rapidement stigmatisées puisque la "norme" dans notre société est d'allaiter pendant son congé maternité mais pas au delà.
    Il est donc difficile pour une mère "éduquée" d'évoluer dans ce contexte sans culpabiliser de ne pas pouvoir allaiter son enfant plus longtemps.

  • Aurellsunshine
    le jeudi 23 juin 2016 à 12:23 Posté par Aurellsunshine

    Quand on voit que certaines mater disent aux mamans qu'elles n'ont pas assez de lait et qu'il faut compléter par du lait industriel c'est absolument affligeant. Autant pour la confiance en soi de la maman (le post partum n'est pas toujours une partie de plaisir - prise des repères, image et estime de soi etc) que pour la mise en route de l'allaitement !! Si la maman veut allaiter soutenons la plutôt que de la mettre en cause dans tous les maux de son petit !! Il y a du chemin à parcourir...

  • laura
    le vendredi 10 juin 2016 à 20:27 Posté par laura

    J'ai allaité mon fils jusqu'à ses 6 mois et j'ai du arrêter (à mon grand regret) car j'ai repris le travail. Je suis infirmière, en faisant des journées de 10h (avec une amplitude horaire de 12h), je n'ai pas réussit a tirer mon lait. J'arrivais péniblement a tirer 30ml pendant mes pauses, ce que ne couvrait en rien les besoins de mon petit bout. En plus de cela, lorsque mon fils a goûté a la tétine avec sa vitesse fulgurante, mon pauvre sein qui avait besoin de quelques minutes pour se mettre en route ne faisait pas le poids... Tout cela pour dire que dans mon cas, ce qui fait que l'allaitement ne sest pas poursuivit ce n'est pas mon manque de motivation (elle était sans failles), mais les difficultés qui sont apparus lors de la reprise du travail. Je pense que dans les pays Nordiques, le congé maternité est tel que l'on peut profiter pleinement de son enfant.

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